lundi 30 mai 2016

ça avance...

Certes... Mais pas vite !


Il faut dire qu'il n'y a pas de chauffage, là ou le castelet et ses décors sont installés...
Alors j'y suis monté de temps en temps pour vérifier que tel ou tel décor s'inserait dans le dispositif et voir si les marionnettes passaient sans encombre là où je le voulais.
J'ai passé pas mal de temps à envoyer des argumentaires et à téléphoner à des gens qui de toute évidence n'ont jamais lu la moindre de mes lignes ( en témoigne aussi le "mouchard" statistique de ce blog ) ni n'ont visionné les vidéos proposées...
Peut être ne savent-ils pas se servir d'un ordinateur ou que tout simplement ils n'ont rien à foutre de ma production.
Comme par ailleurs personne ne répond à mes sollicitations, le moral est plutôt en berne.
Néanmoins je continue, à petite vitesse certes, à imaginer l'une après l'autre les scènes et pas forcément dans l'ordre.



Les petites femmes de Paris


Le maire et le curé 


La famille Rock

Comme j'ai très peur de coller sans retour, de donner le coup de ciseaux de trop, ou le coup de pinceau rédhibitoire, je réflèchis longtemps et hésite beaucoup...


Le conseil municipal dans son décor.


Beaucoup de costumes sont presque finis...
J'ai dans mes stocks, retrouvé du velours rouge pour l'uniforme des ingénieurs du train, qui arborent encore leur petit corps musculeux "d'akchionnemanne"
Enfin, quoi... ça avance...

samedi 16 janvier 2016

Les lieux de l'action et leurs décors.

De nombreux lieux sont souvent évoqués chez Erckmann et Chatrian et donnent aux écrivains l'occasion de décrire scrupuleusement ces endroits.
Il y a matière à imaginer des décors hollywoodiens.
J'ai choisi une certaine modestie dans la réalisation avec l'idée d'un éclairage à la fois discret, mystérieux et sobre.
La pièce à vivre chez Rock:


La salle du conseil municipal.
Pour des facilités de rangement, le décor et les personnages resteront solidaires.
Le maire se tiendra sur une estrade au milieu et Rock ronchonnera à jardin avant de se ruer sur le maire Piper.
Les personnages ne sont pas encore costumés.


L'auberge Baumgartner, lieu de résidence des ingénieurs du train, trouvera des couleurs au fur et à mesure des exigences de leurs occupants.
Des éléments de décoration "parisienne" et colorée s'ajouteront petit à petit...







dimanche 25 octobre 2015

Le village.


Felsenbourg est dominé par son église.
Je la représente typique de la contrée, à bulbes très germaniques.
De la petite place bordée d'arbres, très stylisés par des plantes en plastique trouvées à Saarbruecken, descend un cheminement, ou passeront les fidèles et les badauds quelques scènes plus tard..
Au premier plan se glisse déjà l'auberge avec son balcon.

 

Les ingénieurs y accueilleront l'arrivée des "parisiennes"...
Le décor glissera "à cour" pour laisser la place au décor "intérieur" de l'auberge. 
Petit essai de Daniel Rock dans le décor de sa maison:


Le bonhomme n'est ni peint, ni habillé et le décor sera pourvu d'une table et peut être d'une cheminée.
L'échelle à laquelle se fait le décor permet d'essayer directement en volume les éléments à y intègrer... même si un petit crobard préparatoire est toujours de mise.
Dans l'atelier se crée la salle du conseil municipal, avec le décor mais aussi avec les personnages.
Le maire arrivera par un escalier au milieu, Rock sera assis "à jardin" prêt à bondir !


Il faudra que je me détermine sur le tricolore du drapeau.
Je ne me vois pas utiliser le bleu blanc rouge... 
Encore que le roman d'Erckmann-Chatrian soit inspiré de faits réels qui ont bel et bien eu lieu  par ici...

Deux heures et demi de VTT dans une forêt flamboyante de roux, jaunes et verts invraisemblables m'ont permis de trouver des bribes de texte, des dialogues et des répliques épatantes !

samedi 10 octobre 2015

Dans l'atelier...


J'ai mis un coup de peinture à ma diligence, fabriqué le cocher, bricolé les malles qui seront sur le toit... et puis comme souvent je fais deux, trois pas en arrière, histoire de mettre le bazar en perspective.
Et derrière, il y avait ce tableau.
Offert à ma belle-mère en 1991, elle me l'a réstitué sans vergogne..."débarrasse-moi de ça" me lança-t-elle.
Dans la foulée, outrée, sa fille a décroché toutes ses photos que j'avais faites de sa jolie personne...
Le tableau que je fis d'après mes images...


Bizarrement , la peinture du tableau  brugeois s'effrite.
Enfin , il est là et m'a donné l'occasion de se faire répondre peinture et objets marionnettiques.
Je m'amuse d'un rien !

jeudi 8 octobre 2015

la diligence des petites parisiennes.

Ce "premier train" m'accompagne à longueur de temps...
Même dans les festivals.
J'ai vu un grand nombre de spectacles, tant au "Mondial" des marionnettes à Charleville-Mezières qu'à notre "Festival Marilor" à Nancy.
Une variété de formes, de couleurs, d'histoires et une palette de talents de toutes origines.
Comme un bain de jouvence.
Et puis, je n'ai rien vu qui ressemble à ce que je suis en train de monter.
Peut être suis-je en train de puiser dans une forme de classicisme passé de mode ?
Pas de vidéo, pas d'objets détournés ( ou si peu...), une histoire avec un début et une fin... 
Quelque chose qui peut s'apparenter à la ligne claire en bande dessinée ou au Western des années 50-60 au cinéma de mon enfance.


Est-ce cette diligence qui me fit faire ce rapprochement entre le Far West et le Far Est ou je vis ?
Est-ce cette terrible rivalité entre Rock et l'ingénieur du train ?
Il n'y aura rien d'hermètique ni "d'intello" dans ce spectacle, parce que j'en serai bien incapable...
Alors voici ma diligence avant peinture, avec un cheval trouvé dans une brocante ( j'en ai récupéré un bon nombre...)
Le cocher n'est pas encore là, les malles des "demoiselles" sur le toit non plus...
Et puis une des demoiselles est presque finie.


Il faut veiller à ce que tout tienne debout solidement et sans aide de façon à ce que je puisse manipuler un personnage sans avoir à me soucier de l'équilibre de celui d'à coté.
Tout cela avance tranquillement...

vendredi 28 août 2015

Soutien-gorge et petites culottes...

La canicule, il faisait pas loin de 40° sous le toit de mon antre atelieresque, les visites amicales et familiales et quelques jours dans les Alpes et en en Zélande ( de 4810m à -2m...) m'ont éloigné de mes petits travaux, mais pas de mes recherches...
Aussi pour réaliser mes petites parisiennes venant rejoindre leurs ingénieurs, j'ai arpenté les brocantes.
Petites poupées en tous genres feront l'affaire, les têtes de celles-ci sur les corps de celles d'une autre marque.




Les cheveux de celles-ci serviront à d'autres têtes.
Un petit cheval fera l'âne Schimmel avec des pattes rétrécies...



Et la vue d'un joli soutien gorge avec sa dentelle rouge me donna l'idée de le découper et d'en faire profiter une petite robe.





Du coup je fouine dans les solderies pour trouver du coté des petites culottes les couleurs qui me conviendraient pour les deux autres robes.



Et un mec dans le rayon petites culottes de dame est toujours regardé étrangement !
J'abandonne un temps la machine à coudre pour des travaux d'aiguille plus pointus et plus piquants.
J'hésite encore sur la couleur de la troisième robe... jaune, grise, voire blanche.
Les deux premières étant définitivement rouge et "cognac"...
Je cherche des boutons pour la soutane du curé ... surement des épingles à tête peintes en noir...
Je lui ai trouvé des petites mains boudinées d'un baigneur tout à fait seyantes.



L'ensemble de l'âne et son maitre Elias sont en bonne voie...
J'avance tranquillement, avec un regard sur le texte et des essais de manipulation.
J'ai aussi installé le rideau de scène, gris, comme le reste du castelet.
Une "patience" noire servira au deuxième plan à structurer l'espace entre les différents décors.




lundi 29 juin 2015

formes et tissus...

Le fond du décor sera occupé par l'église, lieu central de tout village au XIXème.
Je me suis inspiré des églises alentour.
Les puristes m'interpelleront sur tel ou tel détail... ce n'est qu'un décor.
Pour les arbres devant l'édifice j'ai trouvé à Saarbruecken des plantes artificielles dont la forme me plut beaucoup, la peinture  harmonisera tout ça...


Cet antre religieux est occupé par un des personnages les plus importants du récit: Le curé Niclausse.
Il est omniprésent même quand il n'est pas là.
Il manipule les consciences.
Son apparente bonhomie cache un obscurantisme acharné et une fermeture complète à tout ce qui vient du dehors.
Rien de nouveau ne viendra le perturber....
...La marionnette mesure 27 cm.




La recherche des tonalité de couleurs m'a toujours passionné, heureusement ai-je des caisses pleines de tissus dans lesquelles je peux faire mon choix, sans être obligé d'aller aller à la ville et de dépenser les sous de la "Sorcière aux dents vertes"...
On en aura surement besoin pour d'autres choses... Les plantes artificielles ont, par exemple, beaucoup augmenté. Le bois aussi et là aussi je récupère beaucoup de morceaux par ci, par là...



Les petites parisiennes venues rejoindre les ingénieurs du train auront des robes aux couleurs éclatantes, dans un milieu aux couleurs de la terre et de la grisaille...
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